Notre projet est de mettre en relation une culture rurale avec un
milieu rural, afin de recréer un tissu d’interaction
sociale qui englobe divers paramètres : culturels, festifs,
économiques. La culture étant facteur de structuration
sociale, l’organisation d’événements dans
toute l’étendue du territoire nous semble la plus propice
à l’apport réel d’une dynamique .
La musique et la danse traditionnelles Argentines, d’une richesse
poétique et musicale incontestable, sont l’expression
d’un monde rural par excellence. Marquée par un pays
immense et peu peuplé, la thématique de ce folklore
tourne essentiellement autour du rapport à la terre, autour de
la nature, des récoltes, des chevaux, des rapports humains dans
des lieux isolés.
Le pays des Boutières, par le lien très étroit qui
unit ses habitants et sa terre, la rudesse et la beauté de ses
paysages, son peuplement rare et son isolement, nous offre
l’exemple d’une intime correspondance dans le vécu
et la sensibilité humaine, au-delà des continents.
Il nous a semblé que les ressemblances contextuelles et les
différences culturelles entre les deux pays étaient
porteuses d’une interaction fructueuse. Notre
démarche s’inscrit dans cette constatation.
Principe de la manifestation
Nous proposons une organisation autour de plusieurs pôles d’action distincts :
- concerts-discussion entre les artistes et les habitants des hameaux
- concerts dans les salles
- résidence d’artiste
- stage de musique et de danse
Evénements dans les hameaux ( concerts-discussion) :
La culture en général, et l’art en particulier,
restent souvent étrangers à une partie de la population,
notamment rurale, d’une part à cause d’un manque de
proximité et d’autre part en vertu d’une
perplexité face à un élément inconnu. Il
est certain que l’investissement des habitants des hameaux dans
l’organisation d’un événement leur
appartenant modifie leur rapport à l’art. Protagonistes
d’une manifestation où la fête, la
convivialité et l’art découlent d’un
même principe, ils ne se positionnent plus comme consommateurs
passifs mais comme acteurs, et par là même sont
susceptibles d’être concernés.
L’organisation d’une fête à une date
donnée est préparée en amont par un habitant du
hameau (médiateur) qui se charge de coordonner la manifestation
: installation du lieu de concert (si possible en extérieur)
(chaises, tables…), proposition aux habitants d’ amener
des boissons, des gâteaux ; aux enfants de faire des
décorations etc… Chaque fête est organisée
suivant les idées et les envies des habitants et du
médiateur. Le hameau invite , s’il le désire, les
habitants des maisons isolées qui se trouvent à
proximité, ou de hameaux voisins. Le MARAF propose un artiste
(ou un groupe d’artistes) autour duquel s’articule
l’événement (concert et discussion) . C’est
l’occasion, pour les hameaux, de renouer des liens,
d’échanger et d’enrichir une expérience. Cet
événement est entièrement gratuit pour les
habitants.
Concerts dans les salles existantes :
La présence de nombreux beaux lieux (églises,
temples..) permet de prévoir plusieurs concerts en direction
d’un public plus large, local ou extérieur à
la région, venant pour le festival. La bonne acoustique de ces
lieux permettra que la qualité des artistes soit
appréciée à sa juste valeur. Ces concerts
seront payants.
Résidence d’artiste :
Une véritable mise en rapport étroit des expressions
artistiques des deux cultures (ardèchoise et argentine) nous a
paru pertinent. C’est pourquoi le Maraf organise et soutient
chaque année une résidence d’artiste sur ce
thème. Basé sur le travail ethnomusicologique de Sylvette
Béraud-Williams (les chants populaires d’Ardèche)
et effectué par des musiciens ardéchois et argentins,
cette résidence d’artiste donne aujourd’hui le jour
à l’enregistrement d’une création originale
qui revivifie notre patrimoine, résultat de cette recherche.
Stage de musique et de danse :
Un stage de musique et de danse traditionnelles argentines se
déroule pendant 4 jours en mai ou juin. Il permet aux personnes
intéressées de s’initier ou se perfectionner dans
la pratique de ce folklore. Ce stage s’est déroulé
jusqu’à présent à L’espace culturel du
Fival, sur la commune de Saint Etienne de Serre. IL accueille des
personnes des environs ainsi que de la France entière, et fait
le lien avec les autres pôles du Festival en développant
une démarche active.
Objectifs
Les objectifs principaux sont d’ordre socioculturel :
- créer ou rétablir du lien social
- mettre en relation un public empêché et éloigné de l’art
- permettre une (ré)appropriation par les
habitants de l’Ardèche d’un patrimoine
immatériel (chants) local.
On peut souligner également des objectifs économiques et promotionnels:
- participer au développement touristique en mettant en valeur le patrimoine local.
- produire des retombées économiques pour les communes.
- générer, grâce
à une communication efficace, un impact en terme d’image
au delà du secteur même.
Les organisateurs du projet souhaitent développer la
manifestation et en faire , de par son sujet et sa forme, un
mouvement culturel pertinent et enrichissant aussi bien pour un
public local que national.
Organisation
Le Collectif du Rhizome est une organisation ayant pour but de
concevoir et réaliser les manifestations du MARAF . Il est
composé d’une Association Loi 1901 formée de
bénévoles locaux (Association « MARAF »),
d’habitants « médiateurs », d’artistes,
de techniciens, du directeur artistique de la manifestation : Alfonso
Pacin et de l’administratrice de production : Anne le Corre.
L’Association « Maraf » est porteuse des projets.
Le collectif du Rhizome défend avant tout l’idée
d’une culture conviviale faite d’échanges entre
artistes, entre artistes et public, et à
l’intérieur du public. Il souhaite travailler en relation
avec les structures existantes locales (associations,
communes…). Il pourra faire appel, également, pour
l’exécution du festival, à des artisans d’art
et à des acteurs économiques locaux.
Partenaires
Une grande partie de notre démarche n’ayant pas ou peu
de retombées financières directes (gratuité des
concerts-discussion dans les hameaux, recherche artistique...)
l’engagement de nos partenaires, publics et privés, est
absolument nécessaire.
Nous sommes actuellement soutenus par :
- Le Conseil Régional Rhône-Alpes
- Le Conseil Général de l’Ardèche
- La Communauté de communes d’Eyrieux aux Serres
- diverses communes des Boutières
- L’Europe
- La
Spedidam (société civile )
- Partenaires privés
(commerces, entreprises)
- Partenaires associatifs locaux
(Comités des fêtes, associations culturelles locales....)
- Partenaire étranger (Fondation Aclara -Argentine)
Communication
En ce qui concerne sa promotion, le MARAF fait appel aux outils de
communication locaux existants (B.A.O, bulletins municipaux, presse
locale, radios locales…) ainsi qu’à des diffuseurs
nationaux (presse spécialisée, annuaires, catalogues de
festivals…). Des affiches et flyers sont diffusées sur
tout le secteur en amont de la manifestation. Enfin un site internet
permet de faire connaître la manifestation d’une
manière plus large (http://www.maraf.org) .
Historique
Le Maraf est né en 2007. Depuis cette date nous avons organisé :
11 concerts en Hameaux : La pizette (Pranles), Le
chambon-de-Bavas (Saint-Vincent-de-Durfort), les Plaines/Bellevue
(Dunières-sur-Eyrieux), La Serre (Saint-Cierge-La-Serre,
Magérouan (Creysseilles), La Pervenche (Saint-Julien-du-Gua),
Beauvène, Le Femeil (Creysseilles), La Fargatte (Gluiras),
Vaneille (Saint-Vincent-de-Durfort), Plos (Gluiras).
4 résidences d’artistes
7 concerts de restitution de résidences et interventions
scolaires : Saint-Maurice-en-Chalencon, Saint-Vincent-de-Durfort,
Pranles, Beauvène, Chalencon, Dunières-sur Eyrieux,
Pranles.
13 concerts en salle : Pranles, Saint-Sauveur-de-Montagut,
Chalencon, Les Ollières-sur-Eyrieux,
Dunières-sur-Eyrieux, Saint-Etienne-de-Serres, le Cheylard,
Saint Pierreville.
5 Stages de musique et de danses traditionnelles argentines qui ont eu
lieu à l’Espace Culturel du Fival
(Saint-Etienne-de-Serres) en 2007-2008-2009-2010- 2011
1 manifestation autour d’un événement agricole
(Fête de la tonte) qui a eu lieu en 2009, regroupant plusieurs
associations de Pranles et des Boutières, des musiciens, un
cuisinier argentin, des agriculteurs... et a touché 300
personnes.
1 projet avec L’Ecole de Musique Départementale (EDMDA) et
la Compagnie Janvier qui a touché les professeurs, les
élèves, ainsi que l’intégralité des
scolaires des écoles primaires de Saint-Sauveur-de-Montagut et
Saint Pierreville.
Durant ces 5 années, le Maraf a invité les artistes suivant :
Raùl Barboza, Alfonso Pacin, Horacio Castillo, Rudy Flores,
Fulvio Paredes , Eric Houdart, Julio Gordillo, La Tregua,
l’Alter Quintet, le duo de Madrugada...